1/3/26
Elle pense comme les Épicuriens que les humains peuvent se satisfaire de peu de choses mais que cette vertu de frugalité est sans cesse entravée par un système qui, pour se développer, crée sans cesse de nouveaux objets et besoins.
2/3/26
L'extase poétique : se vivre comme rien au cœur de Tout.
3/3/26
Le corps et ses affects, la société et ses contradictions pensent en moi. Un moi qui n'est d'ailleurs qu'un carrefour de flux, avec assez de stases pour constituer un semblant d'identité.
4/3/26
L'artiste se moque des opinions et les opinions ne sont pas son problème dans l'œuvre.
Mais par une étrange ironie, surtout fruit de l'inculture esthétique, c'est l'opinion finale et le message clair que les béotiens, les idéologues cherchent dans son œuvre. Comme si toute la forme n'était qu'un emballage encombrant...
5/3/26
Si l'art donne à penser ce n'est pas tant qu'il délivre des messages (pourquoi avoir recours à l'art si c'est pour dire simplement ceci ou cela), mais qu'il met en branle des sentiments, des états d'esprit qui génèrent des pensées.
6/3/26
Les carences éducatives ne se manifestent pas tout de suite. Une génération arrive qui a peu d'esprit analytique et pas d'esprit critique. Le règne des démagogues bonimenteurs peut commencer...
7/3/26
Si tu veux la paix, prépare la guerre (proverbe latin). Si tu veux la guerre, prépare la guerre (Hitler ou Poutine). Bref il n'y aura jamais de chômage dans l'industrie de l'armement !
8/3/26
Il n'y a plus de volonté générale quand l'État est illégitime. Juste un ensemble d'individus plus ou moins soumis par la peur ou en quête de privilèges médiocres, et ne se projetant plus dans l'avenir.
Ils se révolteront quand ils en auront assez d'être méprisés et traités comme des choses.
9/3/26
La consommation des objets ou culturelle, les passe-temps multiples, les distractions et la commune sociabilité, l'immense cercle du divertissement autour d'un Vide central dont le premier symptôme quand il est ressenti est l'ennui. Ce vide évoque l'idée, fausse évidemment, que l'on se fait du néant. Et donc il est fui... Mais le manège permanent du cercle ne dissipe jamais le vide et ne chasse que temporairement l'ennui. "Le monde est dévoré par l'ennui", écrivait Bernanos.
Remplaçons plutôt ce vide parce qu'il est vraiment : le temps figé, le sens figé. Ils s'imposent toujours chez les âmes habituées.
10/3/26
Le dandysme, blason des blasés ?
11/3/26
Cela mérite-t-in vraiment que tu te réjouisses ? Ceci vaut-il vraiment que tu te désoles ?... Quelque chose d'inconscient se colle à nos peines et à nos joies et doit être scruté.
12/3/26
Les hommes de petite taille peuvent souvent être malicieux comme des enfants.
13/3/26
Il sentait parfois que certains sentiments qui le visitaient n'étaient pas de lui mais de l'humanité. Des sentiments primaires où tout le monde pouvait se retrouver, mais aussi que tout le monde évitait.
14/3/26
Elle analyse les rapports inconscients entre les hommes, les mâles de la façon suivante : d'abord des rapports de force puis de l'homosexualité. Seule la présence des femmes contrarie cette logique qui les laisse entre eux.
15/3/26
La plus grande mutilation morale subie par les classes laborieuses n'est-elle pas l'étroitesse de leur représentation du monde et de leur propre condition ?... Évidemment les œillères aident à vivre comme des bêtes de somme !
16/3/26